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Yves Parlier

Né le 14 novembre 1960 à
Rôle : Navigateur
En charge électronique, énergie et eau

© Yvan Zedda

Yves Parlier


4ème Tour du Monde

(Vendée Globe 1992, 1996 et 2001)

« Yves est un très bon navigateur, un très bon marin et il a une réelle expertise au niveau de la stratification, ce qui est un vrai plus si d'aventure nous rencontrons un problème de ce genre pendant le Trophée Jules Verne. Son expérience des navigations longues fait qu'il a également une grande capacité à gérer son sommeil et du coup à être opérationnel quand il le faut. Il est arrivé parmi nous la semaine dernière et s'est déjà parfaitement intégré au groupe.»

Franck Proffit


Le retour de l' « extra-terrestre »


A 47 ans, cet arcachonnais ingénieur en matériaux composites de formation est de ces marins qu'on ne présente plus et qui ont marqué l'esprit des gens, tant par leurs exploits sportifs qu'humains. Vainqueur de la Mini Transat en 1985, à l'âge de vingt-quatre ans seulement, il récidive six ans plus tard en remportant la Solitaire du Figaro. 1992 marque le début d'une belle page dans la carrière d'Yves Parlier avec sa première participation au Vendée Globe et un démâtage qui ne l'empêchera pas de s'emparer de la quatrième place. Dans la foulée, il s'imposera en monocoque 60 pieds en solitaire sur la Transat Anglaise, la Route du Café, la Route du Rhum, la Transat Jacques Vabre en double avec Eric Tabarly puis la Route de l'Or et la Course de l'Europe en équipage.

Un accident de parapente survenu en 1998 touche l'homme mais ne coule pas le marin qui rebondit en pointant son étrave au départ de l'édition 2000 du Vendée Globe. Bien décidé à boucler de la plus belle manière qui soit cette nouvelle participation à cette course qui revêt pour lui des allures de Graal, il en marquera définitivement l'histoire quelques trois semaines après le départ des Sables d'Olonne. Un nouveau démâtage au large des îles Kerguelen le prive de tout espoir d'embouquer le désormais célèbre chenal vendéen en vainqueur. Pourtant, le sens marin et la quête d'absolu de l'homme vont décider de son sort et le pousser à aller au-delà de l'imaginable. La baie de Stewart Island, au sud de la Nouvelle-Zélande, recueille le marin et sa monture, tous deux blessés à leur manière. S'en suivront des jours et des semaines d'un combat contre les éléments, contre lui-même, contre le manque de nourriture et une entrée dans la légende de ces « fous » du large pour Yves. Il coupera la ligne d'arrivée classé et vainqueur sur le sort et dans l'esprit du grand public.

Mais réduire le parcours d'Yves Parlier à cette mésaventure serait oublier qu'il est certainement l'un des plus dignes successeurs d'Eric Tabarly en ce qu'il a toujours souhaité placer l'innovation technique et architecturale au coeur de ses projets. En 2004, Parlier met à l'eau le premier hydraplaneur, catamaran de 60 pieds qui s'inspire directement des coques à redans des hydravions.

A cette avance technologique perpétuelle, à une rigueur exemplaire et une volonté que rien ne vient ébranler, il faut ajouter une corde essentielle à l'arc d'Yves Parlier, ce même talent qui a conduit Franck Cammas à le solliciter pour remplacer au pied levé Marcel Van Triest (empêché pour raisons personnelles) dans le rôle ô combien essentiel de navigateur embarqué. Le Trophée Jules Verne de Groupama 3 marquera donc également le retour de l' « extra-terrestre », surnommé ainsi pour sa science impressionnante et son sens inné de la météo. Il officiera à ce poste depuis la table à cartes du maxi-trimaran et pourra s'appuyer sur son double à terre, Sylvain Mondon, météorologue du Team Groupama sur ce tour du monde en équipage. Invité de dernière minute au sein du projet, Yves Parlier sera un « plus » évident à l'assaut du record d'Orange II.



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