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08/05/2008 - 23h33
Franck Cammas au National F18...
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| Du 8 au 11 mai 2008, en baie de Quiberon |
| Quiberon. 8 mai 2008. Sur la cale de mise à l'eau de l'Ecole Nationale de Voile du Beg Rohu, une cinquantaine de catamarans
de sport, des Formule 18, attendent avec une certaine impatience l'autorisation du comité de course d'aller naviguer.
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Ce ne sont pourtant pas les conditions météorologiques qui les attirent. Sur l'un des plus beaux plans d'eau de l'hexagone,
la pluie tombe à verse et le vent n'est pas très bien installé. Cette première journée du championnat de France de la
série Formule 18 qui rassemble des catamarans d'une même taille et disposant de la même surface de voilure ne s'annonce pas
exceptionnelle.
À bord de leur Nacra, catamaran à étraves inversées, l'équipage Groupama n'en a cure. Pour régater
dans cette série, Franck Cammas a fait appel à l'un des meilleurs spécialistes, Jérémy Lagarrigue. Quadruple champion de France,
l'étudiant en école supérieure d'ingénieur savoure ces navigations aux côtés du marin « hauturier » : « Le large, je
ne connais pas. Par contre, les régates au contact en Formule 18, j'en ai fait ma spécialité et je suis très heureux de pouvoir
la partager avec Franck ».
Derrière un grand sourire, on sent l'homme déterminé : « On est là pour
gagner ». Une fois n'est pas coutume, c'est Franck Cammas qui aurait tendance à relativiser : « Jérémy est super
bon, plus à l'aise que moi sur ce type de support. Mais bon, je vais essayer de ne pas être un trop gros handicap. C'est sûr
que l'on est là pour faire le meilleur résultat possible mais sans trop de pression ».
Lors de la première
manche disputée après quatre rappels généraux et autant de rotations de vent difficilement prévisibles par le comité de course,
nos deux compères ont alterné l'excellent et le correct. Départ correct en bout de ligne, excellente première partie de bord
de près, passage de la bouée au vent en septième position, excellent début de portant et enfin passage de ligne d'arrivée
d'un parcours réduit pour cause de pétole totale en huitième place : « Contrairement à ce qu'on pourrait penser, ce
n'est pas un mauvais résultat car, dans ce type de temps, on peut vite prendre un plomb » plaisante Jérémy. Rieur,
Franck acquiesce avant de commencer à analyser le pourquoi du comment : « On a joué les oscillations du vent au lieu
de se concentrer sur sa force ».
Un à un, les concurrents franchissent la ligne d'arrivée et mettent le cap
sur l'ENV. Il pleut toujours. Trempés mais heureux de naviguer, ils espèrent simplement que la météo sera un peu plus favorable
les jours suivants. Pour vendredi, cela semble déjà perdu. Mais peut-être que les samedi, dimanche et lundi seront meilleurs
?
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