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01/02/2008 - 16h38
Groupama 3 au Zénith
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| Trophée Jules Verne |
| Alors qu'il avait déjà franchi le 20° Sud ce vendredi après-midi, Groupama 3 commencait à obliquer en direction de l'Afrique
du Sud. Les alizés n'ont fait que se renforcer depuis le passage de l'équateur et le trimaran alignait une journée à plus
de 680 milles ! Chaleur, grains et bonne ambiance caractérisaient ce huitième jour de mer...
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Clignotant à gauche : Franck Cammas et son équipage commencent à suivre la « bretelle » qui relie le « périphérique de
Sainte Hélène » à « l'autoroute du Sud » ! La circulation est fluide malgré la proximité du week-end et rien n'indique un
embouteillage au large de Rio de Janeiro. Groupama 3 semble avoir évité les heures de pointe... mais pas les radars
puisqu'il a déjà été « flashé » à près de 32 noeuds ce vendredi matin ! Il faut souligner qu'il n'y a pas de limite de vitesse
en Atlantique Sud et le trimaran géant en a profité pour aligner jusqu'à 685 milles en 24 heures et pour cumuler jusqu'à 680
milles d'avance sur Orange II !
« Ca va de plus en plus vite : il y a pas mal de grains et il faut
faire attention. La mer commence à se former. L'alizé tourne doucement vers la gauche mais sous grand voile à un ris et foc
solent, nous n'avons pas encore commencé à obliquer notre route. Cela devrait arriver dans l'après-midi et il faudra probablement
hisser le gennaker : je pense que nous partirons vers l'Est en deux temps, un coup plein Sud puis, avec l'arrivée d'une dépression,
un long bord vers l'Afrique du Sud. Une fois que nous aurons attrapé les vents d'Ouest du Grand Sud, ce sera parti pour quinze
jours au moins, jusqu'au cap Horn ! Mais cette première dépression va s'échapper et il faudra attendre les suivantes : ce
ne sera pas une autoroute facile jusqu'à Cape Town. L'objectif va être de rester en bordure des phénomènes pour ne pas avoir
trop de mer. Mais en attendant, il faut que nous gagnions dans le Sud pour accrocher ce front. » relatait Franck Cammas
à la vacation téléphonique de ce vendredi.
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Sous le soleil exactement, « le bar des sports »Ces vitesses de TGV (Trimaran à Grande Vitesse) n'empêchent pas la vie du bord de suivre son cours, son rythme, ses horaires,
cadrés par les quarts, les repas, les repos... et les apéros ! « Hier soir, nous avons fait notre apéritif hebdomadaire
avec viande des Grisons, fromage de Savoie, galettes arrosées par une petite bouteille de Cheval Blanc... C'est la première
fois que je fais ça à bord d'un bateau de course ! Parce que le parcours est de longue haleine et qu'il faut savoir faire
un break pour le moral de l'équipage : c'est bien de se retrouver tous sous le cockpit, car en plus il fait plutôt chaud...
» Démonstration est faite que le rythme des longs courriers n'est pas le même que celui des express, car non seulement
l'état du bateau est capital, mais aussi la forme physique et la motivation, véritables « accélérateurs de particules » qui
permettent de tenir des moyennes très élevées pendant très longtemps sans entamer le potentiel du bateau et sans solliciter
exagérément l'équipage.
C'est un peu une nouveauté pour le skipper Franck Cammas qui a déjà, à la latitude de Rio
de Janeiro, largement dépassé la plus grande distance parcourue lors de ses transats en solitaire ou en double. Et en ce 1er
février, l'équipage pouvait découvrir en levant la tête que le soleil était parfaitement à l'aplomb, au midi solaire : pas
une ombre possible lorsque le soleil est strictement au zénith ! En plein été austral... Mais doucement, quoique rapidement
au vu des prévisions météorologiques, les températures vont baisser, les vents se renforcer, la mer se former : à l'issue
de ce deuxième week-end en mer qui s'annonce tonique, les 40èmes rugissants vont faire leur apparition ! Après seulement une
dizaine de jours de mer... Les hommes de Groupama 3 sont décidément bien des « réducteurs de temps » !
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Les vacations du Trophée
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Retrouvez les vacations audio du Trophée Jules Verne
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Franck Cammas, skipper de Groupama 3 : « On a fait notre apéro hebdomadaire avec de la viande des grisons, du fromages
et des galettes. Et puis un petit pichet de vin amené par Yves (Parlier). Les moments comme cela sont importants pour l'équipage.
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la vacation
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