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24/01/2008 - 17h40
Départ canon pour Groupama 3
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| Trophée Jules Verne |
| A 8h 50' 17'' (heure française), les dix hommes de Groupama 3 se sont élancés pour le Trophée Jules Verne. Ils doivent franchir
cette même ligne, entre le cap Lizard et le phare du Créac'h, après avoir viré les trois caps, avant le 15 mars à 01 heure
09 minutes 21 secondes (heure française) pour s'adjuger le record autour du monde. Un chrono détenu par Bruno Peyron depuis
2005 en 50 jours 16 heures 20 minutes 4 secondes.
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Dans une jolie brise de secteur Nord-Ouest d'une quinzaine de noeuds sous grand voile à un ris et trinquette, Groupama
3 filait à plus de 25 noeuds en route vers le cap Finisterre lorsqu'il est passé ce jeudi matin devant Claude Le Breton, le
représentant du WSSRC (World Sailing Speed Record Council). « La nuit a été tranquille et nous nous sommes arrêtés devant
Ouessant jusqu'à 7h00 quand le vent est passé à l'Ouest-Nord Ouest. Nous nous sommes élancés rapidement pour tenter de profiter
d'un front dans l'hémisphère Sud... Le départ a été un peu mouvementé à cause du courant de la marée : il y avait un gros
clapot assez désagréable avec une mer de face ! Cinq minutes après, le vent est rentré à 27 noeuds et a progressivement tourné
puisque, à 14h30, nous sommes sous gennaker avec une brise de Nord-Nord Est » indiquait Franck Cammas en début d'après-midi.
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Le cap Finisterre en soiréeLes conditions météorologiques étaient bonnes pour cette première journée de mer puisque la brise tournait progressivement
au secteur Nord en forcissant à vingt-cinq noeuds, puis le vent devait passer à l'Est près des côtes espagnoles en atteignant
plus de trente-cinq noeuds. Groupama 3 bénéficiait, en effet, du passage d'un front sur la Bretagne, poussé par un anticyclone
qui se décalait vers l'Est : longeant d'abord la bordure orientale de ces hautes pressions, Franck Cammas et son équipage
devraient ensuite s'échapper rapidement sur une mer belle le long des côtes du Portugal, puisque la brise viendra de la terre.
Seul bémol à ce programme bien cadré, un renforcement temporaire à l'approche du cap Finisterre par effet Venturi : «
Nous devrions empanner vers 17h-18h afin de passer assez près du promontoire espagnol mais la nuit prochaine s'annonce très
ventée au large de La Corogne, avec plus de quarante noeuds d'Est. Nous allons prendre nos précautions pour préserver le matériel
mais cela ne durera pas : le vent va un peu mollir ensuite le long de la péninsule ibérique... Le bateau va facilement à trente
noeuds mais il faut faire attention à l'état de la mer : la gestion d'un tour du monde n'est pas la même que sur un record
de quatre jours ! » précisait le skipper de Groupama 3.
Les premières 24 heures devraient donc permettre
à Franck Cammas et ses neuf équipiers de pointer au large de Lisbonne dès demain matin, vendredi. A plus de 27,6 noeuds de
moyenne les six premières heures, Groupama 3 possédait déjà plus de 34 milles de marge sur le temps de référence de Bruno
Peyron... Il faut souligner que la trajectoire du trimaran géant est optimale depuis le départ de Ouessant grâce à cette bascule
rapide du vent vers l'Est alors qu'Orange II avait dû s'écarter des côtes bretonnes avant de pouvoir piquer sur l'Espagne.
Reste que la suite du parcours annonce déjà une première embûche : autour de l'archipel des Canaries règne une zone de vents
instables et faibles qui devrait ralentir la progression du maxi-multicoque... Un coup de frein qui ne devrait durer que quelques
heures samedi mais qu'il est difficile de prédire avec précision en terme d'intensité et de temps. La sortie rapide de ce
piège permettrait à l'équipage de retrouver les alizés africains de secteur Nord-Est pour franchir l'équateur en six jours.
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