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23/01/2008 - 19h44
Groupama 3 dans les starting-blocks
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| Trophée Jules Verne |
| Franck Cammas et ses neuf équipiers ont quitté leur base technique de Lorient ce mercredi à 17h00 pour rallier la ligne de
départ du Trophée Jules Verne entre le cap Lizard (Angleterre) et le phare du Créac'h (Ouessant). Groupama 3 devrait s'élancer
au petit matin jeudi, entre 7h00 et 11h00 (heure française) pour le record autour du monde avec en ligne de mire, le temps
de référence d'Orange II : 50 jours 16 heures 20 minutes 4 secondes...
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Quinze ans après la première tentative victorieuse de Bruno Peyron sur Commodore Explorer, parti en éclaireur sur les
traces de Phileas Fogg et de Jean Passepartout (« Le tour du monde en quatre-vingt jours » de Jules Verne), Franck Cammas
et son équipage vont tenter de parcourir la circonférence de la terre (26 100 milles) par les trois caps en moins de cinquante
jours. Atlantique, Indien, Pacifique et Atlantique de nouveau, le trajet représente en réalité sur l'eau une distance comprise
entre 25 000 et 27 000 milles en raison des aléas météorologiques et de la présence de glaces au Nord de l'Antarctique. C'est
donc une vitesse moyenne de plus de 23 noeuds que vise Groupama 3, soit plus de 550 milles par jour pendant plus d'un mois
et demi !
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Un mois de moins en douze ans !En 1993, Bruno Peyron et ses quatre équipiers étaient tout juste passés sous la barre des quatre-vingt jours (79j 06h 16'),
puis Peter Blake (Enza) en 1994, Olivier de Kersauson (Sport Elec) en 1997, Bruno Peyron (Orange) en 2002, Steve Fossett (PlayStation)
en 2004 avaient descendu le temps de référence jusqu'à la tentative réussie de Bruno Peyron (Orange II) en 2005. Près de vingt-neuf
jours de moins depuis sa première expérience... Au tour de Groupama 3 de se mesurer au sablier du temps avec cette fenêtre
météorologique du jeudi 24 janvier au matin qui s'annonce très favorable, du moins pour les premiers mille milles du parcours
: « l'objectif était de trouver une prévision météo qui nous permette d'arriver à l'équateur en six jours. Nous n'avons
pas pu prendre celle de mi-décembre en raison de problèmes de foils et au regard du parcours de Thomas Coville qui était parti
avec, elle n'était pas si favorable que cela dans l'hémisphère Sud. Cette nouvelle opportunité se présente bien, même si c'est
compliqué au niveau des Canaries. Il y a une zone de petit temps qu'il est encore difficile d'appréhender précisément. Nous
serons ralentis mais les temps théoriques tournent toujours autour de six jours pour l'équateur et de toutes façons, nous
ne pouvons plus trop être exigeants parce que notre stand-by touche à sa fin... Nous nous élancerons devant Ouessant entre
6h00 et 10h00 TU demain jeudi. La fenêtre météo est courte et il ne faudra pas traîner en bordure d'un anticyclone dans le
golfe de Gascogne... » indiquait Franck Cammas avant le départ de Lorient.
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Ce n'est qu'un au revoir...C'est donc à 17h00 précises que Groupama 3 quittait le ponton de la base sous-marine de Lorient, direction Ouessant dans une
faible brise de secteur Sud-Ouest, tournant à l'Ouest cette nuit avant l'arrivée d'un front prévu pour jeudi matin. Une bonne
situation pour longer les côtes finistériennes et se caler en attente à l'entrée de la Manche avant le départ jeudi matin
devant le phare du Créac'h. Une heure qui sera affinée cette nuit et au petit matin avec Sylvain Mondon de Météo France, afin
de prendre le meilleur créneau pour traverser le golfe de Gascogne. L'enchaînement doit en effet être optimal pour bénéficier
d'un flux portant jusqu'au cap Finisterre. Mais aussi pour négocier la bulle de vents faibles au large des Canaries et attraper
une dépression argentine dans l'hémisphère Sud. Une perturbation qui permettrait à Groupama 3 de se présenter très favorablement
au cap de Bonne Espérance.
Mais avant d'entamer les surfs endiablés sur la longue houle de l'océan Indien, c'est
avec une émotion contenue que les dix hommes d'équipage ont salué leurs femmes, leurs enfants, leurs familles, leurs amis,
leurs proches, les préparateurs du maxi trimaran, les Lorientais... venus lancer un « au revoir » discret mais intense.
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