
Franck Proffit : « Les phases de pré-départ ne sont pas très agréables à vivre, mais l'équipage est resté toujours
très concentré. Cela fait tout de même un mois et demi que nous attendons l'ouverture ! Nous voulions un bateau léger, donc
avec peu d'équipiers, ce qui a orienté le choix vers dix hommes embarqués avec qui nous avions déjà navigué. Il fallait aussi
qu'il y ait des affinités parce que nous n'avons que 13 m² de surface habitable... »
Jan Dekker : «
J'arrive de Cape Town où il faisait beau puisque c'est l'été en Afrique du Sud. En tant que numéro un, je m'occupe des voiles
d'avant et il y a donc pas mal de travail sur le pont. Nous sommes trois n°1 à bord (un dans chaque quart) et si je ne connais
pas bien le bateau car je n'ai navigué que deux fois à bord, je vais apprendre le plus vite possible... » Yves
Parlier : « Le rôle que m'a confié Franck est de récolter plusieurs fois par jour des fichiers météo et des images
satellites avec lesquels je vais lancer des routages. Ce travail sera confronté à celui de mon pendant à terre, le météorologiste
Sylvain Mondon, ce qui permettra de définir avec Franck, la trajectoire optimale pour les deux jours à suivre. Il me faudra
aussi expliquer à tous les équipiers les objectifs à court terme : laisser glisser, faire du cap, accélérer, économiser le
bateau... Il faut aussi confronter les prévisions à la réalité en surveillant l'évolution météo pour se préparer aux conditions
à venir. »
Sébastien Audigane : « Groupama 3 est un trimaran léger alors que Orange II était un catamaran
plutôt lourd. On peut s'attendre à un gain de cinq jours car le bateau a le potentiel mais déjà, si nous passons sous la barre
des cinquante jours, ce sera très bien. A part les quarts qui sont de trois heures au lieu de quatre, nous avons adopté le
même type de fonctionnement que sur Orange II. »
Frédéric Le Peutrec : « Par rapport à Club Med sur
lequel j'ai fait The Race, le trimaran est plus fin, très réactif, mais il demande beaucoup de concentration pour aller vite.
Surtout il transmet beaucoup de plaisir à la barre ce qui est une grande qualité pour un bateau qui doit parcourir des milliers
de milles... »
Steve Ravussin : « Si on a de belles vagues dans le Grand Sud, je serai comblé ! C'est
un trimaran merveilleux, qui va très vite, très longtemps. »
Ronan Le Goff : « Orange II était plus
gros, donc nous étions quatorze pour manoeuvrer, surtout qu'il n'y avait pas d'enrouleur de génois. Mais Groupama 3 demandera
à peu près la même énergie pour aller vite... »
Loïc Le Mignon : « Cela fait deux ans que nous préparons
le bateau et un mois et demi que nous patientons : tout le monde est plutôt rassuré car les conditions au départ s'annoncent
très maniables avec une quinzaine de noeuds puis 25-30 noeuds en arrivant sur le cap Finisterre. Cela va nous donner le temps
de nous réhabituer au bateau et à la mer : c'est une entrée en matière tranquille. »
Jacques Caraës :
« Je vais m'occuper de la vidéo avec Steve mais comme le bateau est exigeant et pas toujours bien protégé, il ne sera pas
facile d'enregistrer des images aux moments les plus chauds ! Mais d'ors et déjà, ce tour du monde se présente comme une belle
aventure que je vais essayer de faire partager à la terre. »
Franck Cammas : « Je suis le plus jeune de
l'équipage et ce sera la première fois que j'irai dans les mers du Sud. Je suis donc très heureux de partir sur ce bateau
rapide, qui a les capacités pour battre le record autour du monde. Surtout entouré d'un équipage compétent, une bande de
copains ! Sur la traversée de l'Atlantique, nous avons gagné quatre heures sur quatre jours, alors si nous gagnons 50 heures
sur 50 jours, ce sera très bien. Mais Orange II avait profité d'une excellente météo sur la descente de l'Atlantique... Je
ne sais pas si nous aurons les mêmes conditions ! »
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