Trophée Jules Verne (Tour du Monde en équipage par les trois caps)
C'est demain, jeudi 6 décembre, que débute le stand by de Groupama 3, skippé par Franck Cammas. A quai à Lorient, son port
d'attache, le trimaran de 31,50 mètres aux quatre records courbe l'échine en attendant des conditions météo favorables à son
départ pour le Trophée Jules Verne.
Code rouge. La couleur n'a pas été choisie par hasard, signifiant que les conditions météorologiques analysées chez
Météo France, par Sylvain Mondon, ne permettent pas aux dix équipiers de Groupama 3 de quitter les côtes françaises assez
vite pour avoir une chance de conquérir le fameux Trophée détenu par Bruno Peyron en 50 jours 16 heures et 20 minutes.
Dans
la base de Lorient, l'équipage est quasiment au complet. Du Brésil, d'Afrique du Sud et de la France entière, les marins ont
rejoint le maxi-trimaran qu'ils connaissent bien, puisque la majeure partie d'entre eux était déjà à bord lors des quatre
records battus entre mai et juillet : Route de la Découverte, Miami New-York, traversée de l'Atlantique Nord et distance parcourue
en 24 heures.
Sous la direction du team manager, Stéphane Guilbaud, les dix aventuriers entrent peu à peu
dans ce qui va faire leur quotidien autour de la planète. Sur le plancher de la grande voilerie, le matériel rangé
par thèmes est étalé. Dans la catégorie vêtements, chacun d'entre eux retrouve son prénom sur la case qui le concerne : sous
vêtements, cirés, polaires, blousons, combinaison sèche et autre duvet. Côté nourriture, les 50 sacs numérotés et adaptés
aux besoins nutritionnels de la zone de navigation concernée ont été chargés à bord. Le matériel de réparation et de rechange
a lui aussi rejoint les cales de Groupama 3 après avoir été très précisément pesé.
Regroupés en cercle, les Cammas,
Proffit, Ravussin, Le Peutrec, Le Mignon, Audigane, Caraës, Dekker et Le Goff échangent activement. La sortie en mer qui
était prévue mercredi et jeudi est en effet reportée pour cause de mauvais temps. A l'instar des chalutiers, Groupama
3 reste à quai. C'est donc en théorie que les marins étudient la récupération d'un homme passé par-dessus le bord. Chacun
fait part de son expérience, donne son avis, parfaitement conscient du fait que dans ce genre de situation, l'à peu près n'a
pas sa place.
Avant de rejoindre Ouessant, d'où s'élancent le plus souvent les Trophées Jules Verne, ils devront
attendre le passage en code vert (départ dans les 24 heures), lui même précédé du code jaune (départ probable dans les 48
heures) et du code orange (départ possible dans les 96 heures).