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Record des 24 heures

Distance journalière : 24 heures chrono
A l'âge d'or des clippers, ces trois mâts armés par les Américains, les Britanniques et les Français pour transporter passagers et frets entre Europe, Amériques et Asie, les livres de bord marquent les premières navigations à plus de 300 milles par jour... En un siècle et demi, les nouveaux multicoques géants frisent les 800 milles par 24 heures !



Le meilleur temps : 2006, Orange II (FRA), catamaran 36,60 mètres (Bruno Peyron) = 766, 8 milles

La voile moderne n'est pas encore focalisée sur les records de vitesse en ces années 80 de démesure qui voient apparaître les premiers multicoques géants de plus de vingt-quatre mètres conçus pour la première édition de la Transat Québec-Saint Malo. Et à l'occasion de la Route de la Découverte 1984, le Canadien Mike Birch et son équipage affichent pour la première fois plus de 500 milles au compteur journalier de Formule Tag ! La machine à remonter le temps est lancée...

Mais il faut attendre le nouveau millénaire pour que les 600 milles soient franchis par Club Med et 2004 pour que la barre des 700 milles soit sautée par les étraves d'Orange II. Et lors de leur record sur la traversée de l'Atlantique en 2006, Bruno Peyron et ses hommes placent le curseur à 766,8 milles, record à battre, soit 31,95 noeuds de moyenne... Le nouveau challenge de Groupama 3 est donc de passer la barre des 800 milles par jour, soit une moyenne de 33,33 noeuds, une vitesse parfaitement accessible si les conditions de vent et de mer sont favorables.


Le temps du parcours

Distance en 24 heures : 766,8 milles
Tous les records de distance parcourue en 24 heures ont été réalisés à l'occasion de traversées océaniques, aucun bateau n'ayant cherché à améliorer le nombre de milles journalier par une navigation dédiée. Seul Yvan Bourgnon s'est élancé spécifiquement en juillet 2006 sur son trimaran de 60 pieds, pour établir un nouveau record en solitaire (610,45 milles). En fait, les conditions météorologiques idéales sont simples : un nouveau et rapide flux stable de 25 à 30 noeuds sur une mer non encore formée que le voilier aborde au largue, soit à 60°-80° du vent apparent. Les zones les plus favorables sont donc essentiellement alizéennes pour bénéficier d'une mer régulière et d'une compression passagère des isobares. Une situation qui se retrouve en été au large du golfe de Gascogne quand l'anticyclone gonfle entre le cap Finisterre et les Açores avec un flux de Nord-Est ; le long du Portugal dans un régime d'Est soutenu ; entre les Canaries et l'archipel du Cap Vert à l'automne quand les alizés s'installent. Mais aussi sur certains spots de planche à voile comme au Mozambique ou à Hawaï ainsi que lors des moussons asiatiques ou dans le Pacifique.




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