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26/07/2007 - 16h40

Franck Cammas

Skipper de Groupama 3

© Yvan Zedda


Avec quatre records sur l'Atlantique depuis le mois d'avril, le skipper de Groupama 3 a fait carton plein en réalisant ce « rond océanique » parfaitement dans le timing météorologique. Réactions à chaud avant de mettre pied à terre...


Deux records pour le prix d'un !

« On est super heureux ! C'est top car c'est un peu la surprise dans la mesure où nous ne partons pas avec de grosses ambitions : la météo était incertaine et pas typique d'un record... Il fallait suivre une trajectoire originale, mais ça a fonctionné grâce à une arrivée rapide. Et surtout d'excellentes sensations au point que les 800 milles en 24 heures étaient à portée si nous n'avions pas cassé le foil. Nous ne pensions pas arriver à ce niveau là aussi rapidement : c'étaient nos premiers records... Et celui de la traversée de l'Atlantique était sans conteste, le plus difficile à battre ! »


Vous avez l'impression d'avoir beaucoup progressé au fil des milles depuis votre départ de Cadix en avril dernier ?

« C'est difficile de savoir si nous avons progressé sans avoir de repères mais nous avons découvert Groupama 3 de jour en jour. Aller sur 24 heures aussi vite est une bonne façon de connaître un bateau ! Je suis maintenant assez serein pour la suite et particulièrement pour le tour du monde cet hiver : on a tiré sur le bateau comme nous ne le ferons pas lors du Trophée Jules Verne. Il y a moins d'incertitudes et plus de connaissances. Tant pour le bateau que pour les hommes : je partirai en confiance. »


Vous laissiez entendre qu'en dessous de trente noeuds, Groupama 3 n'avance plus... A quel moment cela commence à être stressant ?

« En terme d'assiette, le trimaran est stressant dans les chocs, dans la mer courte. Comme lors de la journée avant d'arriver sur l'Angleterre ! C'est beaucoup plus désagréable sur un grand bateau que sur un multicoque de 60 pieds par exemple. Les vibrations, les coups de raquette à l'arrière, les chocs sur les bras : c'est très brutal. Mais le trimaran se comporte bien grâce à un bon rapport entre longueur de coque et hauteur de mât. Dans une rafale, nous ne sommes pas en survie tout de suite... Le stress, c'est quand on voit le compteur monter au-delà des 39 noeuds ! Je n'avais jamais connu ça de ma vie... Surtout, c'est plus impressionnant à l'intérieur que sur le pont. Mais nous n'avons jamais pris de risque sur cette traversée. »


Et quelle est la meilleure vitesse enregistrée ?

« 42,4 noeuds ! Mais normalement, il était interdit de dépasser les 39 noeuds... »


A part le foil et les bannettes cassés, pas de problème technique ?

« Une fissure sur le bras arrière près du cockpit à cause de la mer très cassante de lundi au large de l'Irlande. Je me demandais franchement comment ça allait finir parce que c'était très violent ces vagues de face. Groupama 3 rentre en chantier à suivre pour faire un check-up général et voir s'il n'y a pas de cloisons décollées. »


Ecouter les interviews à Lorient

Franck Cammas
« Les records sont fabuleux et excitants surtout quand ils sont difficiles et prestigieux comme ce record de l'Atlantique. » Cliquer pour écouter la vacation
Franck Proffit, chef de quart
« La grande forme malgré la fatigue. Une grande satisfaction d'avoir pu faire ce parcours si vite et sans problème. » Cliquer pour écouter la vacation
Ronan Le Goff, équipier N°1
« On a tous pris beaucoup de plaisir à naviguer dans différents types de temps. » Cliquer pour écouter la vacation
Yann Guichard, deuxième barreur
« On a l'impression de barrer un petit bateau à 35 noeuds de moyenne. » Cliquer pour écouter la vacation
Stève Ravussin, chef de quart
« On est une bonne équipe de copains, c'est ce qui fait la réussite du team. » Cliquer pour écouter la vacation
Frédéric Le Peutrec, deuxième barreur
« On est une bonne équipe de copains, c'est ce qui fait la réussite du team. » Cliquer pour écouter la vacation



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