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02/11/2006 - 17h10
C'est reparti à bord de Groupama 2
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| Route du Rhum, de Saint-Malo à Pointe-à-Pitre |
| Après quatre jours de course et alors que la flotte des multicoques Orma a doublé les Açores la nuit dernière, les écarts
se creusent nettement en tête. Seul aux commandes, Lionel Lemonchois ne cesse d'accroître son avance et compte à 16h plus
de 108 milles de crédit sur son poursuivant le plus proche, Pascal Bidégorry. Franck Cammas, paye lui sa nuit au ralenti sous
un grain et pointe en 6ème position à 255 milles du leader.
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A bord de Groupama 2, la 4ème nuit de course aura coûté cher au skipper aixois. Comptant 72 milles de retard hier au classement
de 20h, Franck pointait ce matin à plus de 240 milles du tableau arrière de Lionel Lemonchois, leader incontesté de cette
Route du Rhum 2006. La faute à un gros grain qui a englué Groupama 2 durant une dizaine d'heures. Joint lors de la vacation
quotidienne du PC de la course, Franck revenait sur cette nuit éprouvante pour les nerfs : « La nuit s'est très mal
passée pour moi. Je suis tombé dans un grain très chargé en pluie et dans lequel les vents, en plus d'être faibles, ne correspondaient
pas du tout aux prévisions. Ce matin, j'ai finalement retouché un peu d'air mais il est revenu par le Sud-Est alors que les
champs de vent prévoyaient du Sud-Ouest ... Un vrai casse-tête ! J'ai du réaliser au moins quinze empannages pour essayer
de me sortir de ce merdier. Il aura finalement fallu attendre une dizaine d'heures pour retrouver le vent prévu. »
Depuis,
dans le même temps que le vent, le moral est revenu à bord de Groupama 2. Une situation que décrivait Franck, non sans satisfaction,
en début d'après-midi : « Désormais le vent est bien rentré et j'ai 27 noeuds de Nord-Est. J'en profite et j'essaye
de glisser au maximum sans prendre trop de risques. Nous devrions bénéficier de ce vent soutenu pendant encore une douzaine
d'heures avant que ça mollisse et que ça devienne plus maniable. Je suis donc parti pour douze heures de barre afin d'exploiter
Groupama 2 au maximum de son potentiel dans ces conditions de brise. »
Concentré à la barre, appliqué à regagner
du terrain sur ses concurrents et à naviguer proprement, Franck sait que la partie qui s'annonce n'est vraiment pas aisée.
Malgré tout, animé de sa « gniac » habituelle, le skipper de Groupama 2 ne baisse pas les bras, loin de là ... Car bien malin
est celui qui peut présager de l'avenir !
A noter qu'à bord d'Orange, Stève Ravussin se déroute actuellement vers
Florès (l'une des îles les plus septentrionales des Açores) pour un arrêt au stand. Suite à un choc avec un container survenu
ce matin, le suisse déplore en effet la casse de son safran central et des dégâts sur la dérive.
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