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30/01/2008 - 16h49
Nouveau temps de référence pour Groupama 3
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| Trophée Jules Verne |
| Le passage de l'équateur est le premier temps intermédiaire qui permet de faire le point sur la capacité d'un candidat à s'adjuger
le Trophée Jules Verne. Avec près d'une journée d'avance sur le parcours de référence autour du monde, Groupama 3 capitalise
408 milles de marge et s'octroie le meilleur temps jamais réalisé par un voilier entre Ouessant et l'équateur : 6 jours 6
heures 24 minutes !
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En naviguant déjà dans l'hémisphère Sud ce mercredi après-midi, Groupama 3 confirme ce qu'il avait déjà démontré l'été
dernier en s'octroyant quatre records dans l'Atlantique : s'il n'a aucun complexe dans les vents supérieurs à 25 noeuds par
rapport au maxi catamaran de Bruno Peyron, il s'avère sans conteste le plus rapide des multicoques géants en dessous de quinze
noeuds de brise ! Car pour arriver sur la ligne de changement d'hémisphère en six jours 6 heures et 24 minutes, alors que
les conditions météorologiques n'ont pas été très favorables, il faut bien que le potentiel du trimaran soit à la hauteur...
« La vitesse de Groupama-3 est étonnante tout en restant très sécurisante : ces multicoques géants sont des métronomes quand
on analyse la moyenne à la fin de la journée ! On arrive en un peu plus de six jours à l'équateur, ce qui est le meilleur
temps réalisé pour l'instant. C'est une bonne surprise. Pourtant la fenêtre n'était pas très favorable avec beaucoup de trous
de vent et il a fallu se battre... Je pense que nous aurions pu mettre cinq jours avec un bon enchaînement, comme celui qu'a
eu Francis Joyon ! » indiquait Franck Cammas à la vacation de ce mercredi midi.
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 Ligne de fuite
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Groupama 3 franchissait la ligne de changement d'hémisphère ce mercredi à 15 heures 15 (heure française). Repartis à plus
de vingt noeuds dès le début de l'après-midi, Franck Cammas et ses neuf équipiers vont recommencer à accroître leur avantage
sur Orange II puisque celui-ci naviguait encore dans le Pot au Noir il y a trois ans, jour pour jour. En effet, les alizés
de l'hémisphère Sud se présentent bien : du secteur Sud-Est 15 noeuds à l'équateur, ils vont passer rapidement à une brise
d'Est forcissant. L'accélération à plus de 25 noeuds est donc déjà programmée avant la fin du jour et ce, au moins jusqu'au
week-end ! « La prochaine question stratégique est le contournement de l'anticyclone de Sainte Hélène et l'entrée dans
les 40èmes : à priori, il y a une ouverture devant et il faut la saisir. Si nous faisons aussi bien que Orange II, nous serons
très contents. Nous n'avons pas de complexe vis-à-vis du détenteur du Trophée Jules Verne dans le Grand Sud... Il sera simplement
difficile de faire mieux sur cette tranche de parcours... »
Le maxi catamaran avait en effet mis 7 jours
5 heures 22 minutes pour atteindre la longitude du cap de Bonne Espérance car il avait profité d'une situation météorologique
très favorable lui permettant alors de piquer très tôt, cap au Sud-Est, et donc de raccourcir sensiblement la route qui impose
habituellement de longer les côtes brésiliennes jusqu'à l'île Trinidade avant d'obliquer vers Cape Town. Or, ce phénomène
semble bien se réitérer sur l'Atlantique Sud, ce qui mettrait Groupama 3 sur des rails pour attraper un front argentin ! En
attendant, le trimaran géant démontre qu'il n'a pas de problème de vitesse, surtout dans les petits airs, qu'il ne craint
pas de faire du près et qu'il allonge la foulée dès quinze noeuds de vent réel. Ce score à l'équateur est un premier encouragement
sur les traces de Phileas Fogg et de son domestique Jean Passepartout...
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