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19/07/2007 - 20h46

Groupama 3 face à l'Atlantique Nord

New York - Cap Lizard - Record 3
Avec déjà deux chrono à son tableau de chasse, Groupama 3 s'attaque aujourd'hui à la traversée de l'Atlantique Nord (New York - Cap Lizard), le plus ancien et le plus rapide de tous les records océaniques. Il est 18h 02 m 55s TU (20h 02m 55s de Paris), ce jeudi 19 juillet, lorsque que le maxi-trimaran dépasse le Phare d'Ambrose, à la sortie de la Baie de New York. La course contre la montre débute alors avec 2925 milles devant les étraves du géant des mers.

© Yvan Zedda


Le temps à battre - 4 jours 8 heures 23 minutes et 54 secondes ! - résonne dans tous les esprits. Pour espérer ravir ce chrono établi par Bruno Peyron et son équipage du maxi-catamaran Orange 2 en juillet 2006, Groupama 3 devra franchir la ligne d'arrivée du Cap Lizard, à la pointe Sud-Ouest de l'Angleterre, avant mardi 24 juillet à 02h 27m 49s TU (04h 27m 49s de Paris).

Après un mois et demi de Stand by à Newport et arrivant à la date butoir qu'ils s'étaient initialement fixés, Franck Cammas et ses hommes saisissent aujourd'hui la dernière opportunité de s'attaquer - cette année - au record de l'Atlantique Nord : « La fenêtre météo n'est pas vraiment idéale mais il n'y a pas de regret à avoir ... les conditions, dont a bénéficié Orange 2 l'année dernière pour établir le nouveau temps de référence, n'ont pas existé pour nous cette année ! »

Quoi qu'il en soit, la traversée de Groupama 3 s'annonce musclée et intense : «Traverser l'Atlantique, soit près de 3000 milles, en 4 jours, sous-entend forcément un rythme soutenu. Nous nous attendons à des conditions météo « viriles », avec des vitesses très élevées et du froid sur la première partie du parcours puisque nous allons frôler la zone des icebergs, en passant au Sud de Terre-Neuve» expliquait Franck, avant de poursuivre : «Nous partons poussés par un flux d'une vingtaine de noeuds et après ça devrait forcir aux alentours des 25-30 noeuds, voire plus au niveau de Terre-Neuve. C'est à partir de là que les choses se compliquent car nous ne sommes pas dans un schéma classique avec une dépression qui nous accompagne d'un bout à l'autre de l'Atlantique. Nous allons essayer d'attraper un second système météo qui vient du Groenland et qui pourrait nous permettre de finir avec du vent. Mais c'est encore loin d'être clair ... La fin du parcours nous laisse pour l'instant beaucoup d'incertitudes»




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