L'équipage de Groupama 4 autour du monde :
Les qualités demandées pour embarquer à bord d'un monocoque de 70 pieds autour du monde sont multiples
: pour sélectionner son équipage, Franck Cammas a fait appel à deux « anciens » de la Volvo
Ocean Race, le chef de quart Irlandais de la dernière édition, Damian Foxall et, le rétais Laurent Pagès.
Car les bateaux exploités en permanence au maximum de leur potentiel sont aussi des machines extrêmement sophistiquées
en termes de conception, de construction, de gréement, de voiles. Chaque équipier a donc non seulement un rôle
spécifique à bord (n°1, navigateur, barreur-régleur...), mais aussi une fonction pour l'entretien
et la réparation (hydraulique, mécanique, santé, mât, accastillage...). Trouver des marins qui
concilient l'expérience d'un tour du monde et de la course au large avec des spécialités techniques reste
le premier impératif des équipes.
Groupama sailing team s'est donc appuyé
sur son « noyau dur » élaboré au fil de quinze années de compétition pour s'étoffer
avec des étrangers expérimentés, des jeunes enthousiastes, des régatiers talentueux, des marins
confirmés. Et si l'équipe française paraît novice face aux spécialistes de la Volvo Ocean
Race qui cumulent parfois quatre tours du monde en équipage, elle a su prendre le temps de se configurer pour aborder
cette épreuve avec suffisamment de préparation, d'entraînement, de briefings, d'études, d'échanges.
Les
trois critères qui déterminent le choix d'un équipier sont ainsi autant sportifs que techniques et humains.
Outre son rôle de skipper et de superviseur technique, Franck Cammas est aussi barreur et régleur
tout en secondant le navigateur, Jean-Luc Nélias, fort de son expérience à bord de Green Dragon en 2009
et de son rôle de routeur pour les courses en solitaire. Les deux barreurs qui animent le pont et décident des
manoeuvres ont été choisis pour leur grande connaissance de la Volvo Ocean Race : Damian Foxall et Thomas Coville.
Charles Caudrelier qui cumule un palmarès éloquent en Figaro et en course au large est venu naturellement, avec
d'excellentes compétences comme barreur et régleur : officier de la marine marchande, il est aussi responsable
de la cellule « performance » et peut remplacer le navigateur en cas de problème. Car certains postes doivent
être interchangeables si l'un des équipiers se blesse en mer, ce qui n'est pas rare sur ce tour du monde extrême.
Côté étranger, l'australien Philip Harmer était l'un des meilleurs régleurs
sur Green Dragon et un spécialiste du 18 pieds... Et parmi les moins de trente ans, le Suédois Martin Strömberg
était sur Ericsson 3 et a participé à la Coupe de l'America avec BMW Oracle Racing comme maître-voilier.
L'autre Scandinave, Martin Krite est un excellent numéro un ; Erwan Israël est un habitué du match-race,
des Class America, du Figaro et du Tour de France à la Voile. Sébastien Marsset a débuté au sein
de l'équipe technique à terre et reste le plus jeune du bord avec l'objectif de participer aussi à l'édition
suivante. Enfin le néo-Zélandais Brad Marsh est le dernier des moins de trente ans qui a une grande expérience
technique en particulier au niveau gréement. Yann Riou est le « media man » en alternance avec Jacques
Caraës...
















