Imaginer
tous les scénarios, anticiper tous les problèmes, gruter, entretenir, réparer, remplacer, démonter
: telle est la mission de l'équipe technique qui va aussi faire le tour du monde pour intervenir à chaque escale.
Et pour ce faire, l'équipe technique, le « shore team», dirigé par l'Australien Ben Wright a d'abord
commencé son travail sur Groupama 70, lorsqu'il a fallu optimiser le précédent vainqueur de la Volvo
Ocean Race. Améliorer des pièces, tester des innovations, vérifier la fiabilité, mais aussi éplucher
les textes des règlements pour exploiter au mieux la jauge sur le nouveau Groupama 4. Car tout est extrêmement
complexe sur un VO-70 : plomberie pour le ballast arrière, électricité, électronique, ordinateurs,
voiles, gréement, accastillage et même cuisine et WC !
Dix spécialistes issus
du multicoque Orma, des Class America, des monocoques Imoca, forment ainsi l'équipe technique : un gigantesque travail
de préparation a permis de gérer le déplacement des ateliers d'intervention car les escales ne durent
parfois qu'une dizaine de jours... Chacun a un rôle précis avec un choix sur les éléments à
réaliser en double ou en triple à la base de Lorient, pour savoir quelles pièces de rechange sont embarquées
à bord et dans les containers ateliers : mécanique, hydraulique, électronique, accastillage...
Les
cinq nouveaux prototypes construits pour cette onzième édition de la Volvo Ocean Race peuvent en effet évoluer
au fil des étapes afin de les optimiser ou d'intégrer un nouvel élément plus performant. De plus,
les VO-70 peuvent rencontrer des conditions météorologiques particulièrement dures, qui fatiguent le
matériel exploité à 100%, voire même provoquent la casse.